Points chauds : tous les medias crient leur indignation
(Extraits de presse)
Les enfants de Gouvieux retirés à leurs parents d'accueil
Malgré une importante opposition locale, la justice a confirmé le
retrait des deux enfants après cinq ans de reconstruction dans
leur famille d'accueil à Gouvieux. Une décision à exécution
immédiate.
"Ils les ont envoyés au foyer, on est tous effondrés, c'est
honteux !". Nora Ferhat a la voix étranglée par le chagrin. Depuis
près d'un mois, la responsable de l'association des parents
d'élèves de l'école du Centre, à Gouvieux, dans l'Oise, se battait
avec une centaine d'autres parents et le maire de la commune pour
empêcher les services sociaux de reprendre deux enfants placés
depuis cinq ans dans une famille d'accueil de la commune. Dans un
élan de solidarité exceptionnel, c'est une véritable petite armée de
l'ombre qui s'était mis en place pour escorter Sophie*, 10 ans, et
Nicolas*, 6 ans, sur tous leurs trajets pour leur éviter de se voir
"réorientés" en foyer.
"Comment peut-on reprocher à une famille d'accueil d'outrepasser
son rôle en donnant trop d'amour ? Personne ne peut comprendre
ça", s'indignait déjà Nora Ferhat la semaine dernière. Les enfants,
ainsi que la famille d'accueil et leur mère biologique avaient
rendez-vous, mardi, avec un juge pour enfants au tribunal de
grande instance de Compiègne. A l'issue de l'audience, la
magistrate a confirmé sa décision du 6 novembre dernier
ordonnant le placement en foyer du frère et de la sœur. Une
décision immédiatement applicable. La séparation entre les
enfants et leur famille d'accueil a donc eu lieu en plein palais de
justice.
"Ils hurlaient, ça a été l'horreur"
"Les enfants se sont débattus pendant deux heures, ils hurlaient,
ça a été l'horreur. La juge n'est même pas sortie de son bureau",
s'indigne Patrice Marchand, le maire de Gouvieux, qui avait fait le
déplacement. "C'est une situation très difficile à vivre et à gérer.
C'était un moment déchirant. Les enfants ont crié haut et fort
qu'ils ne voulaient pas aller en foyer, confirme à TF1 News, Me
Arnaud Godreuil, l'avocat des enfants. La juge, après avoir entendu
tout le monde, n'a pas changé d'un iota sa position sur la
réorientation des enfants. En revanche, il semble qu'il n'y ait plus
vraiment de griefs contre la famille d'accuei…
Ce que confirme l'avocat de la famille d'accueil, maître Grégory
Gance : "La juge a confirmé la réorientation, néanmoins sa
décision ne se fonde aucunement sur des prétendus manquement
à l'encontre de la famille d'accueil. La juge a même souligné le
professionnalisme de ma cliente et la qualité du travail accompli
avec les enfants pendant cinq ans". Les services sociaux estiment
que le temps est venu pour renouer des liens plus étroits entre les
enfants et leur vraie mère. …
"Je maintiens qu'il y a eu un loupé dans cette affaire, on n'a pas
pris en compte l'intérêt des enfants, qui veulent rester avec leur
famille d'accueil, poursuit pour sa part l'avocat des enfants, Me
Godreuil. Ils ont subi des maltraitances avant leur placement il y a
cinq ans. Depuis, ils étaient heureux. Il faudra que l'on me
présente des garanties très sérieuses qu'ils peuvent être à
nouveau confiés à leur mère biologique sans risque". Fera-t-il
appel de la décision du juge? "Doit-on faire revivre cela à ces
enfants?", s'interroge en retour l'avocat. Il a dix jours pour peser le
pour et le contre. Mais il dénonce d'ores et déjà ces "procédures
brutales qui consistent à embarquer directement ces enfants vers
un foyer" à l'issue de l'audience. Des pratiques qui ajoutent du
traumatisme au traumatisme.
"Je n'abandonnerai pas ces enfants. Ce qui s'est passé aujourd'hui
était un acte odieux", martèle de son côté le maire de Gouvieux, la
voix en pleurs. Contacté par TF1 News, le service de presse du
Conseil général de l'Oise a fait savoir qu'il ne ferait aucun
commentaire.
COMMENTAIRE DE L’AVPE : dans toute des affaires où les
services sociaux dysfonctionnent, il faut savoir que si le Président
du Conseil Général a la responsabilité de la protection de l’Enfance
dans son département, il n’a en réalité aucun pouvoir d’intervenir
dans les décisions de professionnels qui s’attribuent de fait les
mêmes prérogatives d’indépendance que les juges. C’est l’un des
gros abcès de la non-protection de l’enfance, comme l’a dénoncé
dans sa conférence de presse monsieur Philippe Seguin (voir
article « actualités » dans ce même site. Et signez la pétition :
http://www.mesopinions.com/Pour-Emilien-et-Anne-Charlotte-
petition-petitions-
( Copier-coller et choisissez la rubrique "enfants" et "Pour Emilien
et Anne Charlotte."
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